Le Vrai Vote

Ségolène Royal

Primaire du Parti socialiste

En lice pour une primaire le 10/07/2026.

Votes clés par thème

Écologie et agriculture

Climat et transition énergétique

  • Partipourn'y siégeait pas

    Déclaration d'urgence climatique (2019) Parlement européen

    Pour = déclarer l'« urgence climatique » et en faire une priorité de l'action de l'UnionContre = refuser cette déclaration d'urgence

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (4 pour)

    Résolution par laquelle le Parlement européen déclare l'« urgence climatique et environnementale » et appelle l'Union et les États à aligner leurs politiques sur l'objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C. Une résolution exprime une position politique solennelle, sans effet juridique contraignant en soi. L'enjeu : reconnaître officiellement l'urgence climatique et en faire une priorité de l'action publique. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Mécanisme de protection civile de l'UE (2020) Parlement européen

    Pour = renforcer les moyens européens communs (avions bombardiers d'eau, matériel) face aux catastrophesContre = s'opposer à ce renforcement

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (6 pour)

    Renforce le mécanisme européen de protection civile (rescEU) : réserves communes de moyens (avions bombardiers d'eau, matériel médical, abris…) et coordination de l'aide entre États lors de catastrophes : incendies de forêt, inondations, séismes, épidémies. L'enjeu : mieux répondre ensemble à des catastrophes de plus en plus fréquentes, la question débattue étant le degré de mutualisation des moyens et le budget. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Loi européenne sur le climat (2020) Parlement européen

    Pour = rendre juridiquement contraignant l'objectif de neutralité carbone en 2050Contre = refuser des objectifs climatiques contraignants

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (6 pour)

    Inscrit dans la loi l'objectif de neutralité carbone de l'Union en 2050 (ne plus émettre plus de gaz à effet de serre que ce que l'on peut absorber) et rehausse l'objectif intermédiaire de réduction des émissions d'ici 2030, avec un suivi régulier des progrès des États. L'enjeu : rendre juridiquement contraignante la trajectoire de baisse des émissions, le débat portant sur l'ampleur des objectifs et leur coût. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Stratégie d'adaptation au changement climatique (2020) Parlement européen

    Pour = préparer les territoires aux effets du changement climatique (canicules, inondations, incendies)Contre = s'opposer à cette stratégie d'adaptation

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (6 pour)

    Position du Parlement sur la stratégie européenne d'adaptation au changement climatique : préparer les territoires aux effets déjà en cours et à venir (canicules, sécheresses, inondations, montée des eaux, incendies) par la prévention des risques, l'aménagement, l'agriculture et la protection des populations. L'enjeu : réduire les dégâts humains et matériels des événements climatiques extrêmes, en complément de la baisse des émissions. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Loi Climat et résilience (2021) Assemblée nationale

    Adopté 332–77

    Pour = adopter la loi Climat (rénovation des logements, zones à faibles émissions, frein à la bétonisation)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (29 contre)

    Traduit dans la loi une partie des propositions de la Convention citoyenne pour le climat (150 citoyens tirés au sort). Principales mesures : rénovation des logements mal isolés, avec interdiction progressive de louer les plus énergivores ; encadrement de la publicité pour les produits polluants ; objectif de « zéro artificialisation nette » pour freiner la bétonisation des terres ; zones à faibles émissions dans les grandes villes. L'enjeu : réduire les émissions de la France en agissant sur le logement, la consommation et l'aménagement du territoire. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Quotas CO₂ pour l'aviation (UE, 2022) Parlement européen

    Pour = faire payer davantage l'aviation pour ses émissions de CO₂ (fin des quotas gratuits)Contre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (6 pour)

    Révise le marché carbone européen appliqué à l'aviation : suppression progressive des quotas d'émission gratuits dont bénéficiaient les compagnies aériennes, qui devront donc payer davantage pour leurs émissions de CO₂. L'enjeu : faire contribuer le transport aérien à la baisse des émissions, mis en balance avec le coût pour les compagnies et le prix des billets. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Accélération des énergies renouvelables (2023) Assemblée nationale

    Adopté 286–238

    Pour = faciliter et accélérer l'installation d'éoliennes et de panneaux solairesContre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (28 pour · 2 abst.)

    Facilite et accélère l'installation d'énergies renouvelables (éoliennes, panneaux solaires) : les communes délimitent des « zones d'accélération » prioritaires et les procédures d'autorisation sont raccourcies. L'enjeu : produire plus vite une électricité bas-carbone et moins dépendante des importations, la question débattue étant l'équilibre entre rapidité des projets et pouvoir de décision des habitants sur leur implantation. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Fin des voitures thermiques neuves en 2035 (2023) Parlement européen

    Pour = interdire la vente de voitures neuves à moteur thermique à partir de 2035Contre = refuser cette interdiction

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (7 pour)

    Fixe la fin de la vente de voitures et utilitaires neufs émettant du CO₂ à partir de 2035 dans l'Union : les constructeurs ne pourront plus vendre que des véhicules neufs à zéro émission. L'enjeu : réduire les émissions du transport routier, mis en balance avec les effets sur l'industrie automobile, l'emploi et le coût des véhicules pour les ménages. Scrutin officiel →

  • Partiabstentionn'y siégeait pas

    Réforme du marché carbone européen (2023) Parlement européen

    Pour = renforcer le marché carbone (quotas d'émission payants, baisse accélérée, fin des quotas gratuits)Contre = rejeter cette réforme

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : abstention (7 abst.)

    Renforce le « marché carbone » de l'Union : les industries et les producteurs d'électricité doivent acheter des quotas pour leurs émissions de CO₂, dont le nombre total diminue chaque année. La réforme accélère cette baisse, étend le système (transport maritime notamment) et supprime progressivement les quotas gratuits accordés à l'industrie. L'enjeu : renchérir les émissions pour les faire baisser plus vite, la question débattue étant le coût pour les entreprises et son effet sur les prix. Scrutin officiel →

  • Partiabstentionn'était pas en poste

    Relance du nucléaire (2023) Assemblée nationale

    Adopté 399–100

    Pour = accélérer et faciliter la construction de nouveaux réacteurs nucléairesContre = s'opposer à cette relance du nucléaire

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : abstention (30 abst.)

    Accélère et simplifie les procédures administratives pour construire de nouveaux réacteurs nucléaires à proximité de centrales existantes : délais raccourcis, autorisations facilitées. L'enjeu : permettre une relance rapide de la construction nucléaire pour produire une électricité bas-carbone, mis en balance avec les questions de sûreté, de gestion des déchets et le choix, de long terme, de miser sur cette énergie. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    80 000 km de pistes cyclables et voies vertes en 2027 (2023) Assemblée nationale

    Rejeté 7–22

    Pour = fixer un objectif de 80 000 km de pistes cyclables en 2027Contre = rejeter cet objectif

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (1 pour)

    Amendement fixant un objectif national de 80 000 km de pistes cyclables et voies vertes d'ici 2027. L'enjeu : développer une alternative à la voiture pour les trajets du quotidien, la question débattue étant le financement de ces infrastructures par l'État et les collectivités. Scrutin officiel →

  • Partiabstentionn'était pas en poste

    Loi industrie verte (2023) Assemblée nationale

    Adopté 231–62

    Pour = adopter la loi (accélérer l'implantation d'usines, dont les technologies de la transition)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : abstention (1 contre · 9 abst.)

    Vise à accélérer l'implantation d'usines en France, en particulier dans les technologies de la transition (batteries, panneaux solaires, pompes à chaleur) : procédures raccourcies, sites « clés en main », commande publique et financements orientés vers les produits plus vertueux. L'enjeu : réindustrialiser tout en verdissant la production, le débat portant sur l'ampleur réelle des moyens et sur l'équilibre entre rapidité des projets et exigences environnementales. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Loi sur la restauration de la nature (2024) Parlement européen

    Adopté 329–275

    Pour = imposer aux États des objectifs de restauration des milieux naturels dégradésContre = refuser ces objectifs

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (7 pour)

    Impose aux États des objectifs de restauration des milieux naturels dégradés (zones humides, forêts, rivières, terres agricoles, milieux marins) pour enrayer le déclin de la biodiversité. L'enjeu : reconstituer des écosystèmes affaiblis, la question débattue étant l'articulation entre ces objectifs et les usages agricoles et économiques des terres. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Cadre pour la neutralité climatique : objectif 2040 (2026) Parlement européen

    Adopté 413–226

    Pour = fixer l'objectif européen de réduction des émissions à l'horizon 2040Contre = refuser cet objectif intermédiaire

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (11 pour)

    Fixe un objectif intermédiaire de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l'Union à l'horizon 2040, sur la trajectoire vers la neutralité carbone en 2050, et en précise le rythme et les moyens (dont d'éventuelles souplesses réclamées par certains secteurs). L'enjeu : la vitesse de la transition climatique d'ici 2040, entre ambition environnementale et coût pour l'économie et les ménages. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Transition énergétique (2015) Assemblée nationale

    Adopté 308–217

    Pour = adopter ces objectifs : ramener le nucléaire à 50 % de l'électricité, diviser par deux la consommation d'énergie, développer les renouvelablesContre = rejeter cette trajectoire énergétique

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Fixe les grands objectifs énergétiques de la France : ramener la part du nucléaire à 50 % de l'électricité (contre environ 75 %), diviser par deux la consommation d'énergie d'ici 2050, développer les renouvelables et interdire les sacs plastique à usage unique. L'enjeu : engager la transition vers une énergie moins carbonée et moins gaspilleuse, en fixant des caps de long terme dont dépendront les politiques suivantes. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Fin des hydrocarbures (2017) Assemblée nationale

    Adopté 388–92

    Pour = interdire progressivement, d'ici 2040, la recherche et l'extraction de pétrole et de gaz en FranceContre = ne pas interdire cette exploitation

    Interdit progressivement, d'ici 2040, de rechercher et d'extraire du pétrole et du gaz sur le sol français : plus aucun nouveau permis, et les permis existants ne sont pas prolongés au-delà de cette date. La France produisant très peu d'hydrocarbures, l'effet sur l'approvisionnement est limité : l'enjeu porte surtout sur le signal d'une sortie programmée des énergies fossiles. Scrutin officiel →

Agriculture et alimentation

  • Particontren'était pas en poste

    Loi agricole dite « loi Duplomb » (2025) Assemblée nationale

    Adopté 316–223

    Pour = adopter la loi (réautoriser l'acétamipride, faciliter réserves d'eau et agrandissements d'élevages)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (65 contre)

    Justification du groupe : A voté contre, avec le reste de la gauche, qui a ensuite saisi le Conseil constitutionnel sur ce texte. (source)

    Réautorise, par dérogation, l'acétamipride (un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, réputés dangereux pour les abeilles, interdit en France depuis 2018 mais encore autorisé ailleurs en Europe), réclamé par une partie des agriculteurs (betteraves, noisettes) faute d'alternative jugée efficace. Le texte facilite aussi la création de réserves d'eau pour l'irrigation et l'agrandissement de certains élevages. L'enjeu : la compétitivité de ces filières face à la concurrence européenne, mise en balance avec la protection des pollinisateurs, de l'eau et de la santé. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (2026) Assemblée nationale

    Adopté 296–224

    Pour = adopter la loi (réintroduction dérogatoire de pesticides interdits dont l'acétamipride, réserves d'eau, contrôles aux frontières)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (66 contre · 2 abst.)

    Justification du groupe : A voté contre, avec le reste de la gauche, dénonçant des reculs environnementaux jugés majeurs, notamment sur l'eau et les pesticides. (source)

    Vise à soutenir l'agriculture française face aux crises climatiques et à la concurrence internationale : facilite les réserves d'eau pour l'irrigation, renforce les contrôles sur les denrées importées aux frontières et interdit l'achat de produits non-européens pour la restauration collective publique, réduit les délais de négociation entre agriculteurs et premiers acheteurs, et permet aux porteurs de certains projets (agricoles, énergétiques, d'infrastructure) d'obtenir réparation en cas de recours jugé abusif contre leur projet. Autorise aussi, à titre dérogatoire et via une procédure d'évaluation accélérée (60 jours, contre 12 mois habituellement), la réintroduction de produits phytosanitaires interdits en France dont l'acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes. L'enjeu : la compétitivité de l'agriculture française, mise en balance avec la protection de l'eau, des pollinisateurs et de la santé. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Loi EGalim : revenu agricole et alimentation (2018) Assemblée nationale

    Adopté 339–84

    Pour = adopter la loi EGalim (meilleure rémunération des agriculteurs, encadrement des promotions, alimentation durable)Contre = rejeter le texte

    Cherche à mieux rémunérer les agriculteurs : les prix payés aux producteurs doivent davantage tenir compte de leurs coûts de production, les promotions en supermarché sont encadrées et le seuil de revente à perte est relevé. Le texte comporte aussi des mesures sur l'alimentation (produits bio et locaux dans les cantines, bien-être animal). L'enjeu : le revenu paysan, alors que l'effet réel de la loi sur les prix a été jugé décevant. Scrutin officiel →

Élevage et bien-être animal

  • Partipourn'était pas en poste

    Option végétarienne quotidienne en restauration collective (2023) Assemblée nationale

    Rejeté 76–120

    Pour = imposer une option végétarienne quotidienne en restauration collectiveContre = rejeter cette obligation

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (7 pour)

    Amendement visant à imposer une option végétarienne quotidienne dans la restauration collective (cantines scolaires, administrations). L'enjeu : diversifier l'offre alimentaire et réduire la consommation de viande, mis en balance avec la liberté de gestion des collectivités et le coût de mise en œuvre. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Interdiction progressive des additifs nitrés dans la charcuterie (2023) Assemblée nationale

    Rejeté 74–135

    Pour = rétablir l'interdiction progressive des additifs nitrésContre = rejeter cette interdiction

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (11 pour)

    Amendement visant à rétablir l'interdiction progressive des additifs nitrés (nitrites et nitrates) dans les produits de charcuterie, soupçonnés d'augmenter le risque de cancer colorectal. L'enjeu : la santé publique, mis en balance avec les difficultés techniques et économiques invoquées par la filière charcutière pour s'en passer. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Moratoire sur les nouveaux élevages en cage (2024) Assemblée nationale

    Rejeté 28–88

    Pour = instaurer un moratoire sur les nouveaux élevages en cageContre = rejeter ce moratoire

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (3 pour)

    Amendement à la loi d'orientation agricole visant à instaurer un moratoire sur la construction de nouveaux bâtiments d'élevage en cage. L'enjeu : le bien-être animal dans les élevages, mis en balance avec les conséquences pour les filières concernées (poules pondeuses, lapins notamment). Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Développement de l'élevage en pâturage et plein air (2024) Assemblée nationale

    Rejeté 31–64

    Pour = appeler au développement du pâturage et du plein airContre = rejeter cet amendement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (4 pour)

    Amendement à la loi d'orientation agricole appelant au développement de l'élevage en pâturage et plein air, alternative à l'élevage en bâtiment fermé. L'enjeu : promouvoir des modes d'élevage jugés plus respectueux du bien-être animal, sans y contraindre les exploitants. Scrutin officiel →

  • Partiabstentionn'était pas en poste

    Impôt sur les sociétés renforcé pour les élevages classés à risque (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 30–160

    Pour = relever l'impôt sur les sociétés pour les élevages classés à risqueContre = rejeter cet amendement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : abstention (13 contre · 18 abst.)

    Amendement au budget 2026 visant à rétablir un taux d'impôt sur les sociétés de 35 % pour les élevages soumis au régime d'autorisation environnementale (installations classées, généralement les plus grandes). L'enjeu : décourager fiscalement l'agrandissement des élevages industriels, mis en balance avec la compétitivité de ces filières. Scrutin officiel →

Incendies et prévention des feux de forêt

  • Partipourn'était pas en poste

    Recrutement de pompiers professionnels (2022) Assemblée nationale

    Rejeté 104–180

    Pour = créer un programme de recrutement de pompiers professionnels supplémentairesContre = rejeter cet amendement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (18 pour · 1 abst.)

    Amendement au budget rectificatif 2022 visant à financer la création d'un programme de recrutement de pompiers professionnels supplémentaires. L'enjeu : renforcer les effectifs de la sécurité civile face à l'intensification des feux de forêt, le débat portant sur le coût budgétaire de la mesure. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Plan d'adaptation de la forêt au changement climatique (2023) Assemblée nationale

    Rejeté 21–57

    Pour = adopter un plan d'adaptation de la forêt cohérent avec la SNBCContre = rejeter cet amendement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (5 pour)

    Amendement à la proposition de loi sur le risque incendie visant à élaborer un plan d'adaptation de la forêt cohérent avec la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), en lien avec le Haut Conseil pour le climat. L'enjeu : anticiper l'évolution des essences et des peuplements forestiers face à un climat plus propice aux incendies. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Entretien des chemins forestiers contre les incendies (2023) Assemblée nationale

    Rejeté 51–144

    Pour = agir contre la perte de chemins forestiers nécessaires aux secoursContre = rejeter cet amendement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (4 pour)

    Amendement à la proposition de loi sur le risque incendie visant à lutter contre la perte de chemins forestiers, jugés nécessaires à la circulation des services de secours et à la prévention des feux. L'enjeu : l'entretien de ces accès, financé notamment par les propriétaires forestiers et les collectivités. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Pare-feux d'arbres feuillus (2023) Assemblée nationale

    Rejeté 35–122

    Pour = imposer des pare-feux d'arbres feuillus entre parcelles de résineuxContre = rejeter cet amendement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (4 pour)

    Amendement à la proposition de loi sur le risque incendie visant à imposer la mise en place de pare-feux d'arbres feuillus entre les parcelles de résineux, plus inflammables. L'enjeu : ralentir la propagation des flammes dans les massifs forestiers, la question débattue étant la contrainte imposée aux propriétaires et exploitants forestiers. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Contribution des assurances au financement des pompiers (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 60–125

    Pour = relever la taxe sur les conventions d'assurance pour financer les SDISContre = rejeter cet amendement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (28 pour)

    Amendement au budget 2026 visant à relever la part départementale de la taxe sur les conventions d'assurance (TSCA) pour financer les services départementaux d'incendie et de secours (SDIS). L'enjeu : donner aux pompiers des moyens supplémentaires face à des feux plus fréquents et plus intenses, en faisant contribuer davantage les sociétés d'assurance, mis en balance avec le coût pour les assurés. Scrutin officiel →

Fiscalité de l'énergie et du carbone

  • Partipourn'était pas en poste

    Taxe sur les jets privés et les yachts (2022) Assemblée nationale

    Rejeté 15–134

    Pour = créer une taxe sur les jets privés et les yachtsContre = rejeter cette taxe

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (4 pour)

    Amendement au budget 2023 visant à créer une taxe sur les jets privés et les yachts, présentés comme des biens de luxe à forte empreinte carbone. L'enjeu : faire contribuer ces usages à la transition écologique, mis en balance avec l'attractivité économique de ces activités (aviation d'affaires, plaisance). Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Suppression de la niche fiscale sur le kérosène aérien (2024) Assemblée nationale

    Rejeté 85–97

    Pour = supprimer la niche fiscale sur le kérosène aérienContre = maintenir cette niche fiscale

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (19 pour · 3 abst.)

    Amendement au budget 2025 visant à supprimer l'exonération de taxe intérieure de consommation dont bénéficie le kérosène utilisé par l'aviation. L'enjeu : aligner la fiscalité du transport aérien sur celle des autres carburants, mis en balance avec la compétitivité du secteur aérien français face à la concurrence internationale. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    TVA à 5,5 % sur le gaz, l'électricité, le fioul et les carburants (2024) Assemblée nationale

    Rejeté 75–123

    Pour = abaisser à 5,5 % la TVA sur le gaz, l'électricité, le fioul et les carburantsContre = rejeter cette baisse de TVA

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (31 contre)

    Amendement au budget 2025, déposé par un député du Rassemblement national, visant à abaisser à 5,5 % la TVA sur le gaz, l'électricité, le fioul domestique et les carburants. L'enjeu : le pouvoir d'achat des ménages face au coût de l'énergie, mis en balance avec la perte de recettes pour l'État et l'incitation à réduire sa consommation d'énergies fossiles. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Suppression du malus écologique sur les véhicules (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 92–123

    Pour = supprimer le malus écologique sur les véhiculesContre = maintenir ce malus

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (23 contre)

    Amendement au budget 2026 visant à supprimer le malus écologique, une taxe appliquée à l'achat des véhicules neufs les plus émetteurs de CO2. L'enjeu : le pouvoir d'achat des ménages achetant un véhicule thermique, mis en balance avec l'incitation à acheter des véhicules moins polluants. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Fin de la taxation réduite du charbon pour les entreprises énergo-intensives (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 86–154

    Pour = mettre fin au tarif réduit de taxation du charbonContre = maintenir ce tarif réduit

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (31 pour)

    Amendement au budget 2026 visant à mettre fin au tarif réduit de taxation du charbon dont bénéficient les entreprises grandes consommatrices d'énergie. L'enjeu : renchérir l'usage d'une énergie fossile très émettrice, mis en balance avec la compétitivité de ces industries. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    TVA à 5,5 % sur les transports en commun (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 66–80

    Pour = abaisser la TVA sur les transports en commun à 5,5 %Contre = rejeter cette baisse de TVA

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (28 pour · 4 abst.)

    Amendement au budget 2026 visant à abaisser à 5,5 % (taux réduit) la TVA sur les titres de transports en commun, aujourd'hui taxés à 10 %. L'enjeu : rendre les transports collectifs plus abordables pour inciter à leur usage, mis en balance avec la perte de recettes pour l'État. Scrutin officiel →

Économie

  • Particontren'était pas en poste

    Loi PACTE : entreprises et privatisations (2018) Assemblée nationale

    Adopté 361–84

    Pour = adopter la loi PACTE (simplifications pour les entreprises, épargne, privatisations d'ADP et de la FDJ)Contre = rejeter le texte / s'opposer aux privatisations

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (30 contre)

    Vaste loi sur les entreprises : elle simplifie leur création et leur croissance, réforme l'épargne salariale et l'épargne-retraite, et autorise la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) et de la Française des jeux (FDJ) ainsi que la réduction de la participation de l'État dans Engie. L'enjeu : faciliter le financement et l'investissement des entreprises, la privatisation d'actifs publics stratégiques étant, elle, très contestée. Scrutin officiel →

  • Non concernén'y siégeait pas

    Réforme du marché de l'électricité (2024) Parlement européen

    Adopté 473–80

    Pour = adopter la réforme du marché européen de l'électricitéContre = rejeter cette réforme

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : partagé (2 pour · 2 contre)

    Réorganise le marché européen de l'électricité après la flambée des prix de 2022 : développe les contrats de long terme pour stabiliser les prix, renforce la protection des consommateurs (contre les coupures et la volatilité) et vise à mieux répercuter le coût réel, souvent bas, des énergies décarbonées. L'enjeu : limiter l'envolée des factures d'électricité, le débat portant sur le degré d'intervention publique sur les prix. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Simplification de la vie économique (2026) Assemblée nationale

    Adopté 275–225

    Pour = adopter la loi (alléger les normes des entreprises, supprimer les zones à faibles émissions)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (67 contre · 1 abst.)

    Allège des obligations administratives pesant sur les entreprises, accélère certains projets industriels et supprime les zones à faibles émissions (ZFE), ces périmètres urbains où les véhicules les plus polluants sont progressivement interdits. L'enjeu : réduire les contraintes sur l'activité économique, mis en balance avec les objectifs de qualité de l'air et de protection de l'environnement. Scrutin officiel →

Sécurité et justice

  • Particontren'était pas en poste

    Loi « sécurité globale » (2020) Assemblée nationale

    Adopté 388–104

    Pour = adopter la loi « sécurité globale » (pouvoirs de police, vidéosurveillance, drones, délit d'images)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (29 contre)

    Élargit les pouvoirs des polices municipales et des agents de sécurité privée, développe la vidéosurveillance et encadre l'usage des drones par les forces de l'ordre, et crée un délit de diffusion d'images de policiers ou de gendarmes dans l'intention de leur nuire. L'enjeu : renforcer la sécurité du quotidien ; la mesure sur les images des forces de l'ordre a fait débat sur la liberté d'informer et de filmer leur action. Scrutin officiel →

  • Partiabstentionn'était pas en poste

    Loi contre le séparatisme : principes de la République (2021) Assemblée nationale

    Adopté 347–151

    Pour = adopter la loi (contrôle renforcé des associations et des cultes, encadrement de l'instruction en famille, neutralité des services publics)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : abstention (1 contre · 28 abst.)

    Renforce le contrôle de l'État sur les associations et les lieux de culte (subventions conditionnées à un « contrat d'engagement républicain », fermetures administratives facilitées), encadre strictement l'instruction en famille (désormais soumise à autorisation) et étend l'obligation de neutralité religieuse aux salariés chargés d'une mission de service public. L'enjeu : lutter contre l'islamisme radical et le « séparatisme », mis en balance avec le risque d'atteinte aux libertés d'association, de culte et d'enseignement. Scrutin officiel →

  • Particontren'y siégeait pas

    Enquête sur les logiciels espions (2023) Parlement européen

    Pour = encadrer strictement les logiciels espions et enquêter sur leurs abusContre = s'opposer à ces recommandations

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : contre (4 contre)

    Conclusions de la commission d'enquête du Parlement sur l'usage de logiciels espions (type Pegasus/Predator) par des États membres pour surveiller les téléphones de journalistes, d'opposants ou de magistrats. Le texte réclame un encadrement strict de ces outils et des enquêtes sur les abus. L'enjeu : les libertés et l'État de droit face à la surveillance numérique par les pouvoirs publics. Scrutin officiel →

  • Partiabstentionn'était pas en poste

    JO 2024 : vidéosurveillance algorithmique (2023) Assemblée nationale

    Adopté 400–93

    Pour = adopter la loi et autoriser, à titre expérimental, la vidéosurveillance algorithmique pour les JO 2024Contre = rejeter le texte / refuser cette surveillance

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : abstention (31 abst.)

    Loi d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, dont la mesure la plus débattue autorise, à titre expérimental, la vidéosurveillance « algorithmique » : des caméras couplées à une intelligence artificielle qui repère automatiquement des situations à risque (mouvements de foule, bagage abandonné…) dans l'espace public. C'est la première fois qu'un tel dispositif est légalisé en France. L'enjeu : sécuriser un événement de masse, mis en balance avec le risque d'une surveillance généralisée. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Preuves électroniques en matière pénale (2023) Parlement européen

    Pour = permettre l'accès direct, d'un pays à l'autre de l'Union, aux preuves numériquesContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (6 pour)

    Permet à la justice d'un pays de l'Union d'obtenir directement des preuves numériques (messages, données de connexion) détenues par un fournisseur établi dans un autre pays de l'Union, sans passer par les autorités de ce dernier, dans des délais encadrés. L'enjeu : accélérer les enquêtes pénales transfrontalières, mis en balance avec la protection des données et les garanties pour les personnes concernées. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Contrôle du commerce des armes à feu (2024) Parlement européen

    Adopté 537–40

    Pour = renforcer le contrôle du commerce des armes à feu civilesContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (7 pour)

    Renforce le contrôle de l'importation, de l'exportation et du transit des armes à feu civiles : traçabilité, autorisations, lutte contre le trafic et contre la transformation d'armes d'alarme en armes létales. L'enjeu : réduire la circulation illégale d'armes à feu, tout en encadrant les usages légaux (tir sportif, chasse, collection). Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Loi contre le narcotrafic (2025) Assemblée nationale

    Adopté 396–68

    Pour = adopter la loi (parquet spécialisé, prisons de haute sécurité, pouvoirs d'enquête élargis)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (63 pour · 1 abst.)

    Crée un parquet national spécialisé dans la criminalité organisée (sur le modèle du parquet antiterroriste), des quartiers de prison de haute sécurité pour les trafiquants considérés comme les plus dangereux, et étend les pouvoirs d'enquête et de renseignement (surveillance, protection des informateurs, gel des avoirs). L'enjeu : mieux combattre un trafic de drogue de plus en plus violent, l'équilibre débattu étant celui entre efficacité des enquêtes et protection des libertés individuelles. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Justice des mineurs : loi Attal (2025) Assemblée nationale

    Adopté 341–187

    Pour = durcir la réponse pénale aux mineurs délinquants (comparution immédiate dès 16 ans, excuse de minorité limitée)Contre = s'opposer à ce durcissement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (62 contre)

    Justification du groupe : A voté contre, son orateur Hervé Saulignac qualifiant le texte d'« injuste, régressif et, sans aucun doute, aussi incomplet qu'inefficace ». (source)

    Durcit la réponse pénale à la délinquance des mineurs : comparution immédiate possible dès 16 ans, atténuation plus limitée de la peine du fait de la minorité (l'« excuse de minorité »), et amende civile pour les parents ne répondant pas aux convocations du juge. L'enjeu : sanctionner plus vite et plus fermement les mineurs délinquants, mis en balance avec un principe propre à la justice des mineurs : la primauté de l'éducation sur la répression. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Présomption de légitime défense des forces de l'ordre (2026) Assemblée nationale

    Adopté 313–199

    Pour = instaurer une présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes qui font usage de leur armeContre = refuser cette présomption

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (62 contre)

    Justification du groupe : A voté contre, au nom des mêmes réserves que celles exprimées par le Défenseur des droits sur le droit à la vie. (source)

    Instaure une présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes qui font usage de leur arme en service : la justice partirait du principe qu'ils étaient en état de légitime défense, à charge pour l'accusation de prouver le contraire, l'inverse de la règle actuelle. L'enjeu : mieux protéger des agents qui doivent parfois décider en une fraction de seconde, mis en balance avec le contrôle exercé sur l'usage d'une arme pouvant donner la mort. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Loi renseignement (2015) Assemblée nationale

    Adopté 438–86

    Pour = autoriser des techniques de surveillance élargies pour les services de renseignementContre = s'y opposer

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Encadre par la loi des techniques de surveillance élargies pour les services de renseignement : analyse automatisée des données de connexion pour détecter des menaces (les « boîtes noires »), fausses antennes-relais captant les téléphones (IMSI-catchers), le tout sous le contrôle d'une nouvelle autorité indépendante, la CNCTR. L'enjeu : donner des moyens modernes à la lutte antiterroriste tout en encadrant la surveillance des citoyens. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Prorogation de l'état d'urgence (2015) Assemblée nationale

    Adopté 551–6

    Pour = prolonger l'état d'urgence et renforcer ses mesures (perquisitions administratives, assignations)Contre = refuser la prolongation

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Prolonge de trois mois l'état d'urgence déclaré après les attentats du 13 novembre 2015 et en renforce les mesures : perquisitions décidées par l'administration (sans autorisation préalable d'un juge) et assignations à résidence. L'état d'urgence est un régime exceptionnel qui élargit temporairement les pouvoirs de police. L'enjeu : répondre à une menace terroriste immédiate, au prix de restrictions temporaires des libertés. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (2017) Assemblée nationale

    Adopté 415–127

    Pour = faire entrer dans le droit ordinaire des pouvoirs jusque-là réservés à l'état d'urgenceContre = s'y opposer

    Fait entrer dans le droit ordinaire, de façon permanente, plusieurs pouvoirs qui n'existaient que pendant l'état d'urgence antiterroriste : périmètres de protection lors d'événements, fermeture administrative de lieux de culte, et mesures de surveillance de personnes visées, décidées par l'administration. L'enjeu : disposer d'outils antiterroristes en temps normal, ce qui pose la question du contrôle du juge sur des mesures qui touchent aux libertés. Scrutin officiel →

Immigration

  • Particontren'était pas en poste

    Loi immigration (2023) Assemblée nationale

    Adopté 349–186

    Pour = adopter la loi immigration (durcissements et régularisation des métiers en tension)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : contre (31 contre)

    Justification du groupe : A voté contre, refusant de « sombrer dans le populisme et l'individualisme de la droite et de l'extrême droite » et dénonçant un texte qui « exclut les étrangers sans papiers de l'hébergement d'urgence » et constitue un « recul important des droits humains et des valeurs républicaines ». (source)

    Durcit plusieurs règles applicables aux étrangers : conditions du regroupement familial, accès à certaines prestations sociales, et expulsions facilitées ; en contrepartie, elle ouvre une régularisation encadrée pour les travailleurs sans papiers employés dans des métiers qui manquent de main-d'œuvre. L'enjeu : l'équilibre entre maîtrise de l'immigration et droits des personnes étrangères, un sujet de fortes tensions politiques. Scrutin officiel →

  • Particontren'y siégeait pas

    Pacte européen sur l'asile et la migration (2024) Parlement européen

    Adopté 322–266

    Pour = adopter le règlement (répartition des demandeurs, mécanisme « accueil ou contribution »)Contre = rejeter le texte

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : contre (1 pour · 6 contre)

    Justification du groupe : A voté contre la majorité des textes du pacte, jugé « pas assez équilibré » et insuffisant sur la protection des droits. (source)

    Pièce centrale du Pacte sur la migration et l'asile : le règlement sur la gestion de l'asile et de la migration réforme la répartition des demandeurs entre États membres et instaure un mécanisme dit de solidarité (accueil de demandeurs ou contribution financière). L'enjeu : répartir la charge de l'asile entre les pays de l'Union : un compromis critiqué à la fois comme trop contraignant et comme insuffisamment protecteur. Scrutin officiel →

  • Particontren'y siégeait pas

    Fichier européen d'empreintes des migrants : Eurodac (2024) Parlement européen

    Adopté 404–202

    Pour = étendre le fichier européen d'empreintes des migrants (Eurodac)Contre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : contre (7 contre)

    Étend la base de données Eurodac, qui enregistre empreintes et données des demandeurs d'asile et des personnes en situation irrégulière : abaissement de l'âge d'enregistrement à six ans, conservation de l'image du visage et accès élargi pour les forces de l'ordre. L'enjeu : mieux suivre les parcours migratoires et éviter les demandes multiples, mis en balance avec la protection des données personnelles, y compris des mineurs. Scrutin officiel →

  • Particontren'y siégeait pas

    Filtrage aux frontières extérieures (2024) Parlement européen

    Adopté 366–229

    Pour = instaurer un filtrage obligatoire (identité, sécurité, santé) aux frontières extérieuresContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : contre (7 contre)

    Instaure un « filtrage » obligatoire des personnes entrées irrégulièrement : identification, contrôle de sécurité et de santé, enregistrement, pendant lesquels la personne est juridiquement considérée comme pas encore entrée sur le territoire. L'enjeu : trier rapidement, aux frontières, entre demandes d'asile et personnes à éloigner, un dispositif jugé trop expéditif par les uns, insuffisant par les autres. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Conditions d'accès à la nationalité (2025) Assemblée nationale

    Adopté 339–174

    Pour = durcir les conditions d'accès à la nationalité françaiseContre = refuser ce durcissement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (61 contre · 3 abst.)

    Durcit les conditions requises pour obtenir la nationalité française. L'enjeu : réserver la nationalité à une intégration jugée plus aboutie, une question qui touche à la définition de l'appartenance à la communauté nationale et aux droits qui y sont attachés. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Sécurité et rétention administrative (2026) Assemblée nationale

    Adopté 345–177

    Pour = allonger et élargir la rétention administrative avant expulsionContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (62 contre)

    Allonge la durée et élargit les cas dans lesquels un étranger visé par une mesure d'éloignement peut être placé en rétention administrative (l'enfermement, hors prison, en attendant l'expulsion). L'enjeu : donner plus de temps à l'administration pour organiser les expulsions, mis en balance avec la privation de liberté que représente la rétention. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Réforme de l'asile (2014) Assemblée nationale

    Adopté 324–188

    Pour = adopter la réforme de l'asile (procédures accélérées, recours suspensif, hébergement dirigé)Contre = rejeter le texte

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Réorganise l'examen des demandes d'asile : création de procédures accélérées, généralisation d'un recours qui suspend l'éloignement le temps de son examen, et répartition dirigée des demandeurs dans des hébergements sur tout le territoire. L'enjeu : traiter les demandes plus vite et mieux répartir l'accueil, tout en garantissant les droits des demandeurs. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Déchéance de nationalité : « protection de la Nation » (2016) Assemblée nationale

    Adopté 317–199

    Pour = adopter la révision (inscrire l'état d'urgence dans la Constitution, permettre la déchéance de nationalité pour terrorisme)Contre = rejeter la révision

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Projet de révision de la Constitution qui voulait y inscrire l'état d'urgence et permettre de retirer la nationalité française à des personnes condamnées pour terrorisme, y compris à des Français de naissance disposant d'une autre nationalité. L'enjeu portait sur la réponse à apporter au terrorisme après les attentats de 2015 et sur l'égalité entre Français selon qu'ils possèdent une ou deux nationalités. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Loi asile et immigration (2018) Assemblée nationale

    Adopté 228–139

    Pour = adopter la loi (délais d'asile raccourcis, rétention doublée, éloignements facilités)Contre = rejeter le texte

    Raccourcit les délais pour déposer une demande d'asile et pour contester un refus, double la durée maximale de rétention administrative (de 45 à 90 jours) et facilite l'éloignement des personnes déboutées. La rétention administrative est l'enfermement, hors prison, d'un étranger en attente d'expulsion. L'enjeu : accélérer le traitement des demandes et les expulsions, mis en regard des droits et des garanties des demandeurs d'asile. Scrutin officiel →

Questions de société

  • Partipourn'était pas en poste

    Société du bien vieillir (2023) Assemblée nationale

    Adopté 116–31

    Pour = adopter la loi « bien vieillir » (repérage des fragilités, lutte contre la maltraitance, carte des aides à domicile)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (4 pour)

    Mesures sur le grand âge : repérage des personnes âgées fragiles et isolées, lutte contre la maltraitance, création d'une carte professionnelle pour les aides à domicile, sans la « loi grand âge » ni le financement de l'autonomie longtemps annoncés. L'enjeu : améliorer l'accompagnement du vieillissement, la critique portant sur l'absence de moyens jugés à la hauteur du défi démographique. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Stratégie de l'UE pour l'égalité des personnes LGBTIQ (2024) Parlement européen

    Adopté 392–119

    Pour = soutenir la stratégie européenne pour l'égalité des personnes LGBTIQContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (5 pour)

    Rapport dressant le bilan de la stratégie européenne 2020-2025 pour l'égalité des personnes LGBTIQ et appelant à la prolonger : lutte contre les discriminations, reconnaissance des familles d'un pays à l'autre, protection contre les violences et les discours de haine. L'enjeu : l'égalité des droits des personnes LGBTIQ dans l'Union, un sujet sur lequel des États membres s'opposent. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Mariage pour tous (2013) Assemblée nationale

    Adopté 331–225

    Pour = ouvrir le mariage civil et l'adoption aux couples de même sexeContre = s'y opposer

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Ouvre le mariage civil et l'adoption aux couples de personnes de même sexe, jusque-là réservés aux couples femme-homme. L'enjeu : l'égalité des droits entre couples hétérosexuels et homosexuels, un texte qui a donné lieu à d'importantes mobilisations, pour comme contre. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Fin de vie : loi Claeys-Leonetti (2015) Assemblée nationale

    Adopté 436–34

    Pour = créer la sédation profonde en fin de vie et rendre les directives anticipées contraignantesContre = s'y opposer

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Crée un droit à la « sédation profonde et continue » jusqu'au décès pour les malades en phase terminale dont les souffrances ne peuvent être soulagées, et rend contraignantes les « directives anticipées » (les volontés écrites à l'avance sur sa propre fin de vie, que les médecins doivent alors respecter). Le texte n'autorise ni l'euthanasie ni le suicide assisté. L'enjeu : mieux accompagner la fin de vie sans légaliser l'aide active à mourir. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Violences sexuelles et sexistes : loi Schiappa (2018) Assemblée nationale

    Adopté 115–29

    Pour = adopter la loi Schiappa (prescription allongée, outrage sexiste, cyberharcèlement)Contre = rejeter le texte

    Renforce la lutte contre les violences sexuelles et sexistes : allongement à trente ans du délai de prescription des crimes sexuels sur mineurs, création de l'« outrage sexiste » (verbalisation du harcèlement de rue), répression du cyberharcèlement en meute. L'enjeu : mieux protéger les victimes, le débat portant sur l'absence de seuil d'âge clair du consentement et sur le risque de juger certains viols comme de simples agressions sexuelles. Scrutin officiel →

Europe et international

  • Particontren'était pas en poste

    Ratification du CETA (2019) Assemblée nationale

    Adopté 266–213

    Pour = ratifier l'accord de libre-échange entre l'Union et le Canada (CETA)Contre = refuser la ratification

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (29 contre)

    Autorise la France à ratifier le CETA, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, qui supprime la quasi-totalité des droits de douane entre les deux zones et facilite donc le commerce dans les deux sens. L'enjeu : de nouveaux débouchés pour les exportateurs européens, mis en balance avec les craintes des éleveurs et d'associations sur la concurrence de produits agricoles soumis à d'autres normes et sur l'impact climatique des échanges transatlantiques. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Accord UE-Mercosur : déclaration du Gouvernement (2024) Assemblée nationale

    Adopté 485–69

    Pour = soutenir la déclaration du Gouvernement, c'est-à-dire dire non à l'accord Mercosur en l'étatContre = refuser de voter cette déclaration du Gouvernement (ce qui, ici, ne signifie pas soutenir l'accord)

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (66 pour)

    Le Mercosur est un accord de libre-échange en négociation entre l'Union européenne et des pays d'Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) qui augmenterait les échanges, notamment les importations agricoles (bœuf, volaille, sucre). Sur ce vote, le Gouvernement demandait aux députés d'approuver l'opposition de la France à l'accord en l'état : voter « pour » revenait donc à soutenir ce refus. L'enjeu : les agriculteurs européens redoutent une concurrence de produits soumis à des règles sanitaires et environnementales moins strictes, quand les partisans de l'accord mettent en avant de nouveaux marchés. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Stratégie d'élargissement de l'Union (2026) Parlement européen

    Adopté 385–147

    Pour = soutenir l'élargissement de l'Union (Ukraine, Moldavie, Balkans) sous condition de réformesContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (10 pour)

    Position du Parlement sur l'élargissement de l'Union : soutien à l'adhésion, à terme, de pays candidats (Ukraine, Moldavie, Balkans occidentaux…) sous condition de réformes, et débat sur les réformes internes que l'Union devrait mener pour pouvoir accueillir de nouveaux membres. L'enjeu : l'avenir géographique et politique de l'Union, entre ouverture et capacité d'intégration. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Ratification du traité budgétaire européen (TSCG, 2012) Assemblée nationale

    Adopté 477–70

    Pour = ratifier le traité budgétaire européen (TSCG, « règle d'or » des déficits)Contre = refuser la ratification

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Autorise la ratification du traité budgétaire européen (TSCG), négocié après la crise de la zone euro, qui engage les États à limiter strictement leurs déficits, la « règle d'or » des finances publiques. L'enjeu : la discipline budgétaire commune en Europe, mise en balance avec la marge de manœuvre des États pour mener leur propre politique économique. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Reconnaissance de l'État de Palestine (résolution, 2014) Assemblée nationale

    Adopté 339–151

    Pour = inviter la France à reconnaître l'État de PalestineContre = s'opposer à cette reconnaissance

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Résolution (un texte qui exprime une position solennelle de l'Assemblée, sans valeur juridique contraignante) invitant le gouvernement français à reconnaître l'État de Palestine, dans la perspective d'un règlement du conflit israélo-palestinien fondé sur la coexistence de deux États. L'enjeu : un geste diplomatique symbolique, sujet redevenu très sensible depuis la guerre déclenchée en 2023. Scrutin officiel →

Institutions et vie démocratique

  • Partipourn'était pas en poste

    Loi SREN : réguler l'espace numérique (2023) Assemblée nationale

    Adopté 360–77

    Pour = adopter la loi (vérification d'âge sur les sites pornographiques, bannissement des cyberharceleurs, filtre anti-arnaque)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (31 pour)

    Encadre plusieurs usages d'internet : vérification de l'âge sur les sites pornographiques, peine de « bannissement » des réseaux sociaux pour les auteurs de cyberharcèlement, filtre « anti-arnaque » dans les navigateurs, et nouvelles obligations pour les grandes plateformes et l'hébergement de données. L'enjeu : mieux protéger les internautes, en particulier les mineurs, face aux craintes pour l'anonymat en ligne et la liberté d'expression. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Liberté des médias dans l'Union (2024) Parlement européen

    Adopté 464–92

    Pour = adopter le règlement protégeant l'indépendance et le pluralisme des médiasContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (7 pour)

    Règlement européen sur la liberté des médias : protège l'indépendance éditoriale, impose la transparence sur la propriété des médias, encadre la publicité des pouvoirs publics dans les médias et renforce la protection des journalistes et de leurs sources. L'enjeu : préserver le pluralisme et l'indépendance de la presse face aux pressions politiques ou économiques. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Règlement européen sur l'intelligence artificielle (2024) Parlement européen

    Adopté 523–46

    Pour = adopter le cadre européen encadrant l'intelligence artificielle (« AI Act »)Contre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (7 pour)

    Premier cadre juridique complet au monde sur l'intelligence artificielle : classe les usages selon leur niveau de risque, interdit certaines pratiques (notation sociale, manipulation) et impose des obligations renforcées aux systèmes « à haut risque » (santé, justice, emploi…). L'enjeu : encadrer l'IA pour protéger les droits sans freiner l'innovation, l'équilibre entre les deux étant au cœur des débats. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    État de droit en Hongrie : article 7 (2024) Parlement européen

    Adopté 399–117

    Pour = poursuivre la procédure de l'article 7 contre la Hongrie (atteintes à l'État de droit)Contre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (6 pour)

    Résolution constatant la persistance de graves atteintes à l'État de droit en Hongrie (indépendance de la justice, liberté des médias, corruption) et appelant à poursuivre la procédure de l'article 7 du traité, qui peut, à son terme, suspendre certains droits d'un État membre, dont son droit de vote au Conseil. L'enjeu : la réponse de l'Union face à un État accusé de s'éloigner des valeurs démocratiques communes. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Corps électoral en Nouvelle-Calédonie (2024) Assemblée nationale

    Adopté 351–153

    Pour = élargir le corps électoral : laisser voter les résidents installés depuis au moins dix ansContre = maintenir la liste électorale gelée depuis 2007

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (30 contre)

    Révision de la Constitution élargissant le corps électoral pour les élections provinciales de Nouvelle-Calédonie : les résidents installés depuis au moins dix ans pourraient voter, alors que la liste électorale était « gelée » depuis 2007 aux personnes présentes avant cette date. L'enjeu : faire voter des habitants aujourd'hui écartés de ces scrutins, mis en balance avec l'équilibre politique issu des accords sur l'avenir de l'archipel entre indépendantistes et non-indépendantistes. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Parité dans les petites communes (2025) Assemblée nationale

    Adopté 206–181

    Pour = étendre le scrutin de liste paritaire (autant de femmes que d'hommes) aux communes de moins de 1 000 habitantsContre = conserver le mode de scrutin actuel, sans parité obligatoire, dans ces communes

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (35 pour)

    Étend le scrutin de liste, à la proportionnelle et paritaire (autant de femmes que d'hommes), aux communes de moins de 1 000 habitants, qui élisaient jusqu'ici leurs conseillers au scrutin majoritaire, sans obligation de parité. L'enjeu : renforcer la représentation des femmes dans les conseils municipaux des petites communes, la question débattue étant la difficulté à constituer des listes complètes et paritaires dans les villages. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Autonomie de la Corse (2026) Assemblée nationale

    Adopté 271–202

    Pour = inscrire dans la Constitution un statut d'autonomie pour la Corse au sein de la RépubliqueContre = refuser ce statut d'autonomie

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (41 pour · 5 contre · 19 abst.)

    Révision de la Constitution inscrivant un statut d'autonomie pour la Corse au sein de la République : l'île pourrait adapter certaines lois et règlements à ses spécificités, dans des domaines et des limites définis. L'enjeu : reconnaître les particularités corses par une forme de pouvoir normatif propre, une question qui touche au caractère unitaire de la République et à l'égalité entre les territoires. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Transparence de la vie publique (2013) Assemblée nationale

    Adopté 291–196

    Pour = créer la Haute Autorité pour la transparence (HATVP) et obliger les élus à déclarer patrimoine et intérêtsContre = s'y opposer

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Crée la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et oblige les membres du Gouvernement et de nombreux élus à déclarer publiquement leur patrimoine et leurs intérêts (activités, revenus, liens pouvant créer des conflits d'intérêts). L'enjeu : prévenir la corruption et les conflits d'intérêts, et renforcer la confiance envers les responsables politiques. Scrutin officiel →

Santé

  • Partipourn'était pas en poste

    Programmation pour l'hôpital public (2020) Assemblée nationale

    Rejeté 102–430

    Pour = adopter le plan d'investissement et d'embauches pour l'hôpital publicContre = rejeter cette proposition

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (29 pour)

    Justification du groupe : A voté pour cette programmation pour l'hôpital public. (source)

    Proposition de loi prévoyant un plan pluriannuel d'investissement, de créations de postes et de revalorisations à l'hôpital public, au sortir de la première vague de Covid. L'enjeu : redonner des moyens à l'hôpital public, le débat portant sur le coût et le calendrier de tels engagements. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Allongement du délai d'IVG à 14 semaines (2022) Assemblée nationale

    Adopté 135–47

    Pour = allonger le délai légal de l'IVG de 12 à 14 semainesContre = maintenir le délai à 12 semaines

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (15 pour · 1 contre)

    Allonge de 12 à 14 semaines le délai légal pour recourir à une interruption volontaire de grossesse (IVG). L'enjeu : l'accès effectif à l'IVG pour les femmes hors délai (qui devaient jusque-là se rendre à l'étranger), face à des objections d'ordre médical et éthique. Scrutin officiel →

  • Partiabstentionn'était pas en poste

    Accès direct aux paramédicaux : loi Rist (2023) Assemblée nationale

    Adopté 73–0

    Pour = autoriser l'accès direct à certains paramédicaux, sans passer d'abord par un médecinContre = s'opposer à cet accès direct

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : abstention (1 abst.)

    Ouvre l'accès direct à certains professionnels de santé (kinésithérapeutes, orthophonistes, infirmiers en pratique avancée) sans passer d'abord par un médecin, pour raccourcir les délais. L'enjeu : désengorger l'accès aux soins face au manque de médecins, la question débattue étant la coordination des soins autour du médecin traitant. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Ratios de soignants par patient (2025) Assemblée nationale

    Adopté 138–3

    Pour = imposer un nombre minimum de soignants par patientContre = ne pas imposer ces ratios

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (62 pour)

    Justification du groupe : A voté pour, en soutien à des ratios protégeant patients et soignants : le texte reprend une proposition d'origine sénatoriale socialiste. (source)

    Instaure un nombre minimum de soignants par patient dans les établissements de santé (ratios), pour garantir un niveau de personnel au chevet des malades. L'enjeu : la sécurité des patients et les conditions de travail des soignants, mis en balance avec le coût et la pénurie de personnel disponible. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Interdiction des PFAS, les « polluants éternels » (2025) Assemblée nationale

    Adopté 231–51

    Pour = interdire progressivement les PFAS dans les produits concernésContre = s'opposer à cette interdiction

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (46 pour)

    Interdit progressivement la fabrication, l'importation et la vente de produits contenant des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) dans plusieurs secteurs (textiles d'habillement, cosmétiques, farts de ski) en raison de leur persistance dans l'environnement et de leurs effets sanitaires suspectés. Crée aussi une contribution des industriels rejetant des PFAS, destinée à financer la dépollution de l'eau. L'enjeu : réduire l'exposition à ces polluants durables, mis en balance avec les délais et coûts de reconversion pour les filières concernées. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Déserts médicaux : régulation de l'installation (2025) Assemblée nationale

    Adopté 99–9

    Pour = réguler l'installation des médecins (la limiter dans les zones déjà bien dotées)Contre = refuser cette régulation de l'installation

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (26 pour · 1 contre)

    Justification du groupe : A voté pour, en soutien à une meilleure répartition des médecins sur le territoire. (source)

    Encadre l'installation des médecins : dans les zones déjà bien pourvues, un nouveau médecin ne pourrait s'installer qu'en remplaçant un départ. L'enjeu : lutter contre les « déserts médicaux » en répartissant mieux les médecins sur le territoire, une régulation combattue par une partie de la profession au nom de la liberté d'installation. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Interdiction des dépassements d'honoraires sur les consultations de santé sexuelle (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 87–128

    Pour = interdire les dépassements d'honoraires sur les consultations de santé sexuelleContre = rejeter cette interdiction

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (30 pour)

    Amendement au budget de la Sécurité sociale 2026 visant à interdire les dépassements d'honoraires sur les consultations de prévention, de dépistage des infections sexuellement transmissibles, de contraception et de suivi gynécologique. L'enjeu : l'accès financier à la santé sexuelle, mis en balance avec la liberté de fixation des honoraires médicaux. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Nutri-Score obligatoire sur les emballages alimentaires (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 117–120

    Pour = rendre le Nutri-Score obligatoire sur les emballages alimentairesContre = ne pas le rendre obligatoire

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (44 pour · 2 abst.)

    Aurait rendu obligatoire l'affichage du Nutri-Score (l'étiquetage nutritionnel simplifié, noté de A à E) sur les emballages alimentaires ; il est aujourd'hui facultatif, en France comme dans le reste de l'Union européenne. L'enjeu : mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des produits, mis en balance avec les contraintes pour les industriels et les réticences de certaines filières. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Accompagnement et soins palliatifs (2026) Assemblée nationale

    Adopté 491–0

    Pour = adopter la loi garantissant l'accès aux soins palliatifs partout sur le territoireContre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (69 pour)

    Organise le développement, partout sur le territoire, des soins palliatifs (les soins qui soulagent la douleur et accompagnent les personnes en fin de vie sans chercher à guérir) et garantit le droit d'y accéder. L'enjeu : réduire les fortes inégalités d'accès à ces soins selon les régions et les établissements. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Médicaments contre les cancers de l'enfant (2026) Assemblée nationale

    Adopté 98–22

    Pour = adopter le cadre de soutien aux médicaments contre les cancers de l'enfant (financé par une contribution des laboratoires)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (28 pour)

    Crée un cadre pour développer les médicaments contre les cancers et les maladies rares de l'enfant (recherche, disponibilité), financé notamment par une contribution des laboratoires pharmaceutiques. L'enjeu : répondre au manque de traitements pédiatriques, faute de rentabilité pour l'industrie ; texte porté de façon transpartisane, salué par les associations de familles. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Reconnaissance de la responsabilité de l'État et indemnisation des victimes du chlordécone Assemblée nationale

    Adopté 236–0

    Pour = reconnaître la responsabilité de l'État et engager l'indemnisation des victimes du chlordéconeContre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (36 pour)

    Reconnaît la responsabilité de l'État dans le préjudice sanitaire, moral, écologique et économique subi par la Guadeloupe et la Martinique et leurs populations, résultant de l'autorisation du chlordécone (un insecticide utilisé dans les bananeraies antillaises jusqu'en 1993, alors que sa toxicité et sa persistance dans les sols et l'eau étaient déjà documentées) et de son usage prolongé. Donne un an au Gouvernement pour proposer au Parlement les modalités d'indemnisation des victimes, notamment via une extension possible du fonds existant pour les victimes de pesticides. L'enjeu : la réparation d'un préjudice sanitaire de long terme (le chlordécone, un perturbateur endocrinien, reste présent dans les sols antillais pour plusieurs siècles), le débat portant sur l'ampleur et le financement de cette indemnisation. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Contamination au cadmium des engrais et de l'alimentation (2026) Assemblée nationale

    Adopté 144–22

    Pour = abaisser la teneur en cadmium autorisée dans les engrais phosphatésContre = maintenir le seuil actuel de 90 mg/kg

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (21 pour)

    Abaisse la teneur maximale en cadmium (un métal lourd toxique) autorisée dans les engrais phosphatés : de 90 mg/kg actuellement à 40 mg/kg au 1ᵉʳ janvier 2027, puis 20 mg/kg au 1ᵉʳ janvier 2030. L'enjeu : réduire la contamination des sols agricoles et, à terme, de la chaîne alimentaire, mis en balance avec le coût pour les fabricants d'engrais et les agriculteurs d'une mise aux normes plus rapide. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Droit à l'aide à mourir (2026) Assemblée nationale

    Adopté 291–241

    Pour = créer un droit, très encadré, à l'aide à mourirContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (57 pour · 4 contre · 6 abst.)

    Crée un « droit à l'aide à mourir » : la possibilité, très encadrée, pour une personne majeure atteinte d'une maladie grave et incurable engageant son pronostic vital, de recevoir ou de s'administrer elle-même une substance létale. Chaque demande doit être libre, répétée et validée par une équipe médicale. L'enjeu : pouvoir choisir sa fin de vie face à des souffrances jugées insupportables, mis en regard des inquiétudes éthiques sur la protection des personnes les plus vulnérables. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Modernisation du système de santé : loi Touraine (2016) Assemblée nationale

    Adopté 296–243

    Pour = adopter la réforme (tiers payant généralisé, paquet de cigarettes neutre, salles de consommation à moindre risque)Contre = rejeter le texte

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Réforme d'ensemble du système de santé : généralisation du tiers payant (ne plus avancer les frais chez le médecin), paquet de cigarettes neutre, ouverture de salles de consommation de drogue à moindre risque, renforcement de la prévention. L'enjeu : faciliter l'accès aux soins et agir sur la santé publique, le tiers payant généralisé étant vivement contesté par une partie des médecins. Scrutin officiel →

Éducation

  • Particontren'était pas en poste

    Programmation de la recherche 2021-2030 (LPR) Assemblée nationale

    Adopté 188–83

    Pour = adopter la programmation budgétaire de la recherche et la réforme des carrièresContre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (11 contre)

    Fixe une trajectoire budgétaire pluriannuelle pour la recherche publique jusqu'en 2030 et modifie les carrières scientifiques (nouveaux contrats, « chaires de professeur junior »). L'enjeu : le niveau et la prévisibilité des moyens de la recherche, le débat portant sur une hausse jugée trop lente et sur la précarité de certains nouveaux contrats. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Égalité des chances pour les écoles de service public (2025) Assemblée nationale

    Adopté 112–48

    Pour = prolonger ce dispositif d'accès des jeunes défavorisés aux écoles de service publicContre = refuser cette prolongation

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (37 pour)

    Prolonge un dispositif d'aide (classes préparatoires intégrées, accompagnement) permettant à des jeunes de milieux modestes de préparer les concours d'accès aux écoles de service public (administration, magistrature…). L'enjeu : diversifier le recrutement de la haute fonction publique, la mesure étant contestée par ses opposants comme une forme de traitement préférentiel. Scrutin officiel →

  • Partiabstentionn'était pas en poste

    Scolarisation des élèves handicapés (2025) Assemblée nationale

    Adopté 86–29

    Pour = adopter cette réorganisation de l'accompagnement des élèves handicapésContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : abstention (13 abst.)

    Réorganise l'accompagnement des élèves en situation de handicap : création de « pôles d'appui à la scolarité » et évolution du rôle des accompagnants (AESH). L'enjeu : mieux scolariser les enfants handicapés, la critique portant sur les moyens réels et sur le statut des accompagnants. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Antisémitisme dans l'enseignement supérieur (2025) Assemblée nationale

    Adopté 366–88

    Pour = adopter ces mesures de lutte contre l'antisémitisme à l'universitéContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (35 pour)

    Renforce la lutte contre l'antisémitisme dans les universités : signalement des actes, sanctions disciplinaires, formation et sensibilisation des étudiants. L'enjeu : protéger les étudiants face aux actes antisémites, la question débattue étant l'articulation de ces mesures avec la liberté d'expression et le militantisme sur les campus. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Enseignement de la défense nationale à l'école (2026) Assemblée nationale

    Adopté 39–17

    Pour = renforcer l'enseignement de la défense nationale à l'écoleContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (4 contre)

    Renforce l'enseignement des enjeux de défense nationale dans le « parcours de citoyenneté » des collégiens et lycéens (lien armée-Nation, connaissance des menaces). L'enjeu : sensibiliser les jeunes aux questions de défense, un contenu jugé par ses opposants trop orienté vers l'« esprit de défense ». Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Bourses étudiantes et précarité (2026) Assemblée nationale

    Adopté 75–1

    Pour = adopter la réforme des bourses et les mesures contre la précarité étudianteContre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (12 pour)

    Réforme les bourses sur critères sociaux (revalorisation, élargissement des bénéficiaires) et prévoit des mesures contre la précarité étudiante. L'enjeu : les conditions de vie et le pouvoir d'achat des étudiants, mis en balance avec le coût pour les finances publiques. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Parcoursup : accès à l'université (loi ORE, 2018) Assemblée nationale

    Adopté 361–129

    Pour = adopter Parcoursup et l'examen des dossiers pour l'accès à l'universitéContre = rejeter ce dispositif (jugé comme une sélection à l'entrée de la fac)

    Crée la plateforme Parcoursup et autorise les universités à examiner les dossiers des lycéens (« attendus », prérequis) pour l'accès aux filières, surtout celles très demandées. L'enjeu : mieux orienter et réduire l'échec en licence, la critique portant sur l'instauration d'une forme de sélection à l'entrée de l'université. Scrutin officiel →

Taxe et impôts

  • Particontren'était pas en poste

    Taxe carbone et « gilets jaunes » : déclaration (2018) Assemblée nationale

    Adopté 358–194

    Pour = soutenir la position du Gouvernement, c'est-à-dire défendre la taxe carbone sur les carburantsContre = désavouer le Gouvernement, dans le sens des « gilets jaunes », qui contestaient la hausse de la taxe carbone

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (29 contre)

    Déclaration du Gouvernement, en plein mouvement des « gilets jaunes », sur la fiscalité écologique, dont la taxe carbone sur les carburants, et ses conséquences sur le pouvoir d'achat ; voter pour revenait à soutenir la position du Gouvernement. L'enjeu : concilier le signal-prix climatique et le pouvoir d'achat des ménages, la hausse de la taxe carbone ayant déclenché la contestation. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Impôt minimum mondial de 15 % (UE, 2022) Parlement européen

    Pour = instaurer un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationalesContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (6 pour)

    Transposition dans l'Union de l'accord international (OCDE) instaurant un taux d'imposition minimum de 15 % sur les bénéfices des grandes multinationales, pour limiter l'évitement fiscal. L'enjeu : réduire la concurrence fiscale entre pays et faire contribuer les groupes qui délocalisent leurs profits. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Blocages nationaux de l'impôt mondial (UE, 2022) Parlement européen

    Pour = dénoncer les vétos nationaux et pousser à appliquer l'impôt mondial de 15 %Contre = défendre le droit de véto national en matière fiscale

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (6 pour)

    Résolution du Parlement européen critiquant les États membres qui, par leur véto (l'unanimité étant requise en matière fiscale dans l'Union), bloquent la mise en œuvre de l'impôt minimum mondial de 15 %. L'enjeu : passer outre les blocages nationaux pour appliquer l'accord fiscal international, ce qui touche à la souveraineté fiscale des États. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Impôt plancher sur les très hauts patrimoines (2025) Assemblée nationale

    Adopté 116–39

    Pour = instaurer un impôt minimum de 2 % par an sur les patrimoines de plus de 100 millions d'eurosContre = refuser cet impôt plancher

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (36 pour)

    Justification du groupe : A voté pour, en soutien à un impôt plancher sur les très hauts patrimoines. (source)

    Crée un impôt minimum : les foyers dont le patrimoine dépasse 100 millions d'euros devraient payer chaque année au moins 2 % de ce patrimoine en impôt (proposition dite « taxe Zucman », du nom de l'économiste). L'idée de départ est que certaines très grandes fortunes paient aujourd'hui, en proportion, moins d'impôt que le reste de la population. L'enjeu : de nouvelles recettes et davantage de progressivité de l'impôt, mis en regard du risque d'exil fiscal et de la difficulté à taxer un patrimoine qui n'a pas été vendu. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Recentrage d'une taxe sur les holdings patrimoniales aux biens de luxe (2025) Assemblée nationale

    Adopté 207–185

    Pour = recentrer la taxe sur les holdings patrimoniales aux seuls biens de luxeContre = maintenir une assiette plus large pour cette taxe

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (55 contre)

    Amendement au budget 2026 qui recentre une taxe sur les holdings patrimoniales (des sociétés utilisées par certains grands patrimoines pour loger leurs actifs) aux seuls biens dits « somptuaires » (yachts, voitures de collection, œuvres d'art), en écartant la trésorerie et les actifs financiers de l'assiette, tout en relevant le taux sur ce périmètre réduit de 2 à 20 %. L'enjeu : le texte discuté avant cet amendement prévoyait une assiette plus large ; l'adopter revient à réduire le champ de cette taxe par rapport à ce qui était proposé, tout en la renforçant sur le seul segment des biens de luxe. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Lutte contre les fraudes sociales et fiscales (2026) Assemblée nationale

    Adopté 335–182

    Pour = renforcer les contrôles et sanctions contre les fraudes sociales et fiscalesContre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (64 contre · 1 abst.)

    Renforce les contrôles et les sanctions contre deux types de fraude : la fraude aux prestations sociales (aides perçues indûment) et la fraude fiscale (impôts non payés). L'enjeu : récupérer des sommes dues à la collectivité et faire respecter l'égalité devant l'impôt et les aides, le débat portant sur les moyens consacrés à chacune de ces deux fraudes et sur l'étendue des contrôles. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Budget 2018 : fin de l'ISF et « flat tax » (2017) Assemblée nationale

    Adopté 356–175

    Pour = adopter le budget 2018 (suppression de l'ISF, « flat tax » sur les revenus du capital)Contre = rejeter ce budget

    Premier budget du quinquennat Macron. Il supprime l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) : l'impôt annuel qui frappait l'ensemble du patrimoine (biens immobiliers, placements financiers, etc.) au-delà d'environ 1,3 million d'euros. Il le remplace par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), limité au seul patrimoine immobilier : les placements financiers ne sont donc plus taxés. Il instaure aussi un prélèvement forfaitaire unique, la « flat tax » de 30 %, sur les revenus du capital (dividendes, intérêts). L'enjeu : alléger la fiscalité du capital, présenté par ses promoteurs comme un encouragement à l'investissement et par ses opposants comme un avantage fiscal aux plus fortunés. Scrutin officiel →

Travail

  • Partipourn'était pas en poste

    Emploi des personnes handicapées (2020) Assemblée nationale

    Adopté 107–0

    Pour = réformer l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés dans les entreprisesContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (12 pour)

    Réforme l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés (OETH) qui s'impose aux entreprises : simplification des déclarations, valorisation de l'emploi direct, accompagnement renforcé. L'enjeu : améliorer l'accès à l'emploi des personnes en situation de handicap, encore très éloignées du marché du travail. Scrutin officiel →

  • Partiabstentionn'était pas en poste

    Mesures d'urgence pouvoir d'achat (2022) Assemblée nationale

    Adopté 395–112

    Pour = adopter le paquet pouvoir d'achat (revalorisations, plafond des loyers, primes)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : abstention (29 abst.)

    Justification du groupe : S'est abstenu : « le compte n'y est pas », sans opposition de principe aux mesures proposées. (source)

    Ensemble de mesures adoptées face à la forte inflation de 2022 : revalorisation anticipée des retraites et de plusieurs prestations sociales, plafonnement temporaire de la hausse des loyers, et primes exonérées de cotisations que les employeurs peuvent verser à leurs salariés. L'enjeu : soutenir rapidement le pouvoir d'achat des ménages, le débat portant sur l'ampleur de ces mesures et leur coût pour les finances publiques. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Salaire minimum européen (2022) Parlement européen

    Pour = établir un cadre européen pour des salaires minimaux « adéquats »Contre = s'opposer à ce cadre

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (6 pour)

    Directive fixant un cadre pour des salaires minimaux « adéquats » dans l'Union : les États dotés d'un salaire minimum légal doivent le fixer selon des critères communs (niveau de vie, salaires médians) et la négociation collective est encouragée, sans montant unique imposé à l'échelle européenne. L'enjeu : relever le niveau des bas salaires en Europe tout en laissant chaque pays fixer son propre montant. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Réforme de l'assurance chômage (2022) Assemblée nationale

    Adopté 303–249

    Pour = permettre de moduler l'assurance chômage selon la conjonctureContre = s'opposer à cette modulation

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : contre (31 contre)

    Permet de moduler les règles de l'assurance chômage selon la conjoncture (durée d'indemnisation réduite quand le chômage est bas). L'enjeu : inciter au retour à l'emploi lorsque le marché est favorable, une logique contestée comme une baisse des droits des demandeurs d'emploi. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Réforme des retraites : motion de censure (2023) Assemblée nationale

    Censure rejetée · 278 voix pour, 287 requises

    Pour = voter la censure : rejeter la réforme des retraites (64 ans) et faire tomber le GouvernementContre = ne pas censurer : laisser la réforme des retraites s'appliquer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : 31 voix pour la censure

    Motion de censure déposée par plusieurs groupes après que le Gouvernement a engagé sa responsabilité (article 49.3) pour faire adopter, sans vote des députés, la réforme repoussant l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Dans ce cas, la motion de censure est le seul moyen de rejeter le texte : si elle est adoptée, le Gouvernement tombe et la loi est abandonnée. L'enjeu affiché était l'équilibre financier des retraites, face à l'allongement de la durée de travail. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Transparence des salaires (2023) Parlement européen

    Pour = obliger les entreprises à la transparence sur les salaires (écarts femmes-hommes)Contre = s'opposer à cette obligation

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (7 pour)

    Directive obligeant les entreprises à plus de transparence sur les rémunérations pour réduire l'écart de salaire entre femmes et hommes : indication des salaires dès l'offre d'emploi, droit pour un salarié de connaître les rémunérations moyennes à poste équivalent, et publication par les grandes entreprises de leurs écarts de salaire. L'enjeu : rendre visibles, et corriger, les inégalités de salaire à travail égal. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Stages de qualité dans l'Union (2023) Parlement européen

    Pour = soutenir un encadrement des stages contre la précaritéContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (7 pour)

    Position du Parlement européen pour un cadre garantissant des stages de qualité : lutte contre les stages non ou mal rémunérés et contre les stages répétés se substituant à un véritable emploi. L'enjeu : protéger les jeunes en stage contre la précarité, la question débattue étant le degré de contrainte imposé aux employeurs. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Partage de la valeur en entreprise (ANI, 2023) Assemblée nationale

    Adopté 112–27

    Pour = développer l'intéressement, la participation et les primes en entrepriseContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (6 pour)

    Transpose un accord entre syndicats et patronat pour développer l'intéressement, la participation et les primes dans les entreprises, y compris les plus petites. L'enjeu : mieux associer les salariés aux résultats de leur entreprise, la critique portant sur le choix de primes ponctuelles plutôt que de hausses de salaire. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    France Travail : RSA sous condition d'activité (2023) Assemblée nationale

    Adopté 190–147

    Pour = créer France Travail et conditionner le RSA à 15-20 h d'activitéContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : contre (20 contre)

    Crée France Travail (en remplacement de Pôle emploi) et conditionne le versement du RSA à 15 à 20 heures hebdomadaires d'activité ou d'accompagnement. L'enjeu : favoriser le retour à l'emploi des allocataires, une mesure jugée par ses opposants comme une contrainte pénalisant les plus précaires. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Réforme des retraites Touraine (2013) Assemblée nationale

    Adopté 291–243

    Pour = allonger la durée de cotisation nécessaire (jusqu'à 43 ans) pour une retraite à taux pleinContre = refuser cet allongement

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Allonge progressivement la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein, jusqu'à 43 ans (172 trimestres) pour les générations nées à partir de 1973, et crée un compte permettant de partir plus tôt après un métier pénible. L'enjeu : équilibrer le financement des retraites en faisant cotiser plus longtemps, sans toucher à l'âge légal (alors 62 ans). Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Loi travail (El Khomri) : motion de censure (2016) Assemblée nationale

    Censure rejetée · 246 voix pour, 288 requises

    Pour = voter la censure : s'opposer à la loi travail et faire tomber le GouvernementContre = ne pas censurer : laisser la loi travail être adoptée

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Motion de censure déposée après que le Gouvernement a engagé sa responsabilité (article 49.3) pour adopter, sans vote, la « loi travail ». Celle-ci faisait notamment primer les accords d'entreprise sur les accords de branche (les règles négociées entreprise par entreprise pouvant être moins favorables que celles du secteur) et assouplissait le licenciement économique. Voter la motion revenait à s'opposer à la loi. L'enjeu : la flexibilité du marché du travail face aux protections des salariés. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Réforme du code du travail par ordonnances (2017) Assemblée nationale

    Adopté 421–74

    Pour = autoriser la réforme du code du travail par ordonnances (plafonnement prud'hommes, fusion des instances)Contre = refuser cette réforme

    Autorise le Gouvernement à réformer le code du travail par ordonnances : plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement jugé abusif, fusion des instances représentatives du personnel (comité social et économique), place accrue des accords d'entreprise. L'enjeu : assouplir le droit du travail pour, selon le Gouvernement, favoriser l'embauche, au prix, pour ses opposants, d'une baisse des protections des salariés. Scrutin officiel →

Budget

Le budget se lit par grandes questions. Pour chacune, la barre indique la posture de Ségolène Royal : ses votes personnels quand il ou elle a voté, sinon la position de son parti. Ces amendements du budget 2026 traduisent des positions de vote réelles ; la plupart n'ont pas été conservés dans le budget finalement adopté (rejet de la partie recettes le 21 novembre 2025, puis article 49.3).

Imposition du capital et des hauts patrimoines

Faut-il taxer davantage les grandes fortunes et les revenus du capital ?

pour taxer davantage le capital : 8contre : 0sur 8 votes

  • Partipourn'était pas en poste

    Rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (2022) Assemblée nationale

    Rejeté 96–156

    Pour = rétablir l'impôt de solidarité sur la fortuneContre = rejeter ce rétablissement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (18 pour)

    Amendement au budget 2023 visant à rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), supprimé en 2017 et remplacé par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). L'enjeu : taxer à nouveau le patrimoine financier des plus grandes fortunes, mis en balance avec le risque d'exil fiscal invoqué par ses opposants. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises (budget 2026) Assemblée nationale

    Adopté 196–149

    Pour = alourdir la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des plus grandes entreprisesContre = refuser cet alourdissement de l'impôt des grandes entreprises

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (57 pour)

    Amendement du Gouvernement au budget 2026 reconduisant et réajustant la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises : allègement pour les entreprises intermédiaires, alourdissement pour les plus grandes (chiffre d'affaires supérieur à 3 milliards d'euros). L'enjeu : la contribution des grands groupes au redressement des comptes publics. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Taxe sur les multinationales selon leur activité en France (budget 2026) Assemblée nationale

    Adopté 207–89

    Pour = taxer les bénéfices des multinationales à proportion de leur activité réalisée en FranceContre = refuser cette taxation des multinationales

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (39 pour · 2 contre)

    Amendement au budget 2026 taxant les bénéfices des grandes multinationales à proportion de l'activité qu'elles réalisent réellement en France, pour limiter le transfert de bénéfices vers des pays à faible imposition. L'enjeu : faire contribuer les groupes qui logent leurs profits ailleurs. Sa solidité juridique a été débattue. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Doublement de la taxe sur les géants du numérique (budget 2026) Assemblée nationale

    Adopté 296–58

    Pour = doubler la taxe sur les géants du numérique (de 3 % à 6 % du chiffre d'affaires)Contre = refuser ce doublement de la taxe sur les géants du numérique

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (57 pour · 1 contre)

    Amendement au budget 2026 doublant la « taxe GAFAM » sur les grandes entreprises du numérique (de 3 % à 6 % du chiffre d'affaires réalisé en France). L'enjeu : faire davantage contribuer les géants du numérique. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Taxe sur les super-dividendes (budget 2026) Assemblée nationale

    Adopté 71–63

    Pour = taxer les « super-dividendes » exceptionnels versés par les grandes entreprisesContre = refuser cette taxe sur les dividendes exceptionnels

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (23 pour)

    Amendement au budget 2026 instaurant une taxe sur les « super-dividendes » : les dividendes exceptionnels versés par les grandes entreprises (chiffre d'affaires supérieur à 750 millions d'euros), au-delà de leur moyenne des dernières années. L'enjeu : capter une part des versements exceptionnels aux actionnaires. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Taxe Zucman sur les très hauts patrimoines (budget 2026) Assemblée nationale

    Rejeté 172–228

    Pour = instaurer un impôt plancher de 2 % par an sur les patrimoines de plus de 100 millions d'eurosContre = refuser cet impôt sur les très hauts patrimoines

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (61 pour)

    Amendement au budget 2026 créant un impôt minimum de 2 % par an sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros (proposition dite « taxe Zucman »). L'enjeu : faire contribuer davantage les plus grandes fortunes, mis en regard du risque d'exil fiscal et de la difficulté à taxer un patrimoine qui n'a pas été vendu. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Suppression du prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 61–100

    Pour = supprimer le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capitalContre = maintenir le PFU

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (23 pour)

    Amendement au budget 2026 visant à supprimer le prélèvement forfaitaire unique (PFU, ou « flat tax »), taxé à 30 %, pour réintégrer les revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values) au barème progressif de l'impôt sur le revenu, comme les revenus du travail. L'enjeu : une même règle fiscale pour tous les types de revenus, mis en balance avec le risque d'une moindre attractivité de l'épargne et de l'investissement en actions. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Relèvement du taux du prélèvement forfaitaire unique (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 70–144

    Pour = relever le taux du prélèvement forfaitaire uniqueContre = maintenir le taux actuel

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (27 pour)

    Amendement au budget 2026 relevant, sans le supprimer, le taux du volet impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital, de 12,8 % à 15,8 %. L'enjeu : le même que pour le PFU dans son ensemble, mais par un relèvement du taux plutôt que par sa suppression complète. Scrutin officiel →

Impôt et pouvoir d'achat des ménages

Alléger ou maintenir la pression fiscale sur les ménages modestes et moyens ?

  • Partipourn'était pas en poste

    Réforme du barème de l'impôt sur le revenu pour augmenter le reste à vivre (2024) Assemblée nationale

    Rejeté 77–106

    Pour = créer de nouvelles tranches d'impôt sur le revenu pour augmenter le reste à vivre des ménages modestesContre = rejeter cette réforme du barème

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (7 pour)

    Amendement au budget 2025 créant de nouvelles tranches d'imposition sur le revenu pour alléger l'impôt des foyers aux revenus modestes et moyens (moins de 4 000 € net par mois) et augmenter leur reste à vivre après impôt. L'enjeu : rendre l'impôt sur le revenu plus progressif, le débat portant sur le coût pour les finances publiques et la compensation par d'autres tranches. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Indexation du barème de l'impôt sur le revenu (budget 2026) Assemblée nationale

    Adopté 226–104

    Pour = indexer le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, ce qui évite que la seule hausse des prix rende des ménages imposablesContre = refuser cette indexation (le « gel » du barème)

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : contre (59 contre · 2 abst.)

    Amendement au budget 2026 indexant le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation. Sans indexation (le « gel » du barème), la hausse des prix rend imposables des ménages jusque-là non imposables et augmente mécaniquement l'impôt de chacun. L'enjeu : protéger le pouvoir d'achat des ménages face à l'inflation, au prix de moindres recettes pour l'État. Scrutin officiel →

Fiscalité écologique

Taxer la pollution, au risque du pouvoir d'achat automobile ?

  • Partipourn'était pas en poste

    Taxe sur les jets privés (budget 2026) Assemblée nationale

    Adopté 137–107

    Pour = supprimer l'avantage fiscal sur le carburant des jets privés et affecter la recette aux transports d'Île-de-FranceContre = conserver cet avantage fiscal sur le carburant des jets privés

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (32 pour)

    Amendement au budget 2026 supprimant l'avantage fiscal sur le carburant (kérosène) des jets privés et de l'aviation d'affaires, la recette étant affectée aux transports en commun d'Île-de-France. L'enjeu : rapprocher la fiscalité du transport aérien privé de celle des autres carburants, un sujet à forte charge symbolique. Scrutin officiel →

Logement

  • Partipourn'était pas en poste

    Interdiction de la location des passoires thermiques (2022) Assemblée nationale

    Rejeté 18–78

    Pour = maintenir le calendrier d'interdiction de location des passoires thermiquesContre = assouplir ce calendrier

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (1 pour)

    Amendement au budget 2023 relatif au calendrier d'interdiction de mise en location des logements les plus mal isolés (« passoires thermiques »), déjà prévue par la loi Climat et résilience. L'enjeu : accélérer la rénovation énergétique du parc locatif, mis en balance avec le risque de retrait de logements du marché locatif faute de travaux réalisés à temps. Scrutin officiel →

  • Particontren'était pas en poste

    Loi anti-squat : occupation illicite des logements (2023) Assemblée nationale

    Adopté 385–147

    Pour = adopter la loi (sanctions accrues contre le squat, expulsions facilitées, y compris pour impayés)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : contre (29 contre)

    Triple les peines encourues pour le squat d'un logement et accélère les procédures d'expulsion, y compris pour les locataires qui cessent de payer leur loyer, dont le bail peut être résilié plus rapidement. L'enjeu : mieux protéger les propriétaires face aux occupations illégales et aux impayés, mis en balance avec la protection des locataires en difficulté et le droit au logement. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Encadrement des loyers (2025) Assemblée nationale

    Adopté 169–0

    Pour = prolonger et étendre le plafonnement des loyers dans les zones tenduesContre = s'opposer à cet encadrement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (26 pour)

    Prolonge et élargit l'expérimentation qui plafonne les loyers dans les zones les plus tendues (déjà appliquée à Paris, Lille, Lyon…), avec un volet spécifique à l'outre-mer : dans ces zones, un loyer ne peut pas dépasser un plafond de référence fixé par l'État. L'enjeu : freiner la hausse des loyers pour les locataires, face au risque de décourager la mise en location et de réduire l'offre de logements. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Loi ELAN : logement et urbanisme (2018) Assemblée nationale

    Adopté 342–169

    Pour = adopter la loi ELAN (faciliter la construction, encadrer les locations touristiques, réformer le logement social)Contre = rejeter le texte

    Réforme du logement visant à « construire plus, plus vite et moins cher » : allègement de normes (la part de logements neufs devant être accessibles aux personnes handicapées passe de 100 % à 20 %, le reste devant être « évolutif »), encadrement des locations touristiques de courte durée (type Airbnb) et réorganisation du logement social. L'enjeu : relancer la construction, le recul des normes d'accessibilité ayant été vivement critiqué par les associations de personnes handicapées. Scrutin officiel →

Défense

Budget et industrie de défense

  • Partipourn'était pas en poste

    Loi de programmation militaire 2024-2030 (2023) Assemblée nationale

    Adopté 244–37

    Pour = adopter la programmation militaire 2024-2030 (413 Md€, hausse du budget des armées)Contre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (10 pour)

    Fixe le budget et les priorités des armées pour 2024-2030 : 413 milliards d'euros, en forte hausse, pour moderniser la dissuasion nucléaire, les drones, le cyber et le renseignement, et reconstituer les stocks de munitions, dans le contexte de la guerre en Ukraine. L'enjeu : le réarmement et la souveraineté de défense de la France, mis en regard du poids de cet effort pour les finances publiques. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Livre blanc sur l'avenir de la défense européenne (PE, 2025) Parlement européen

    Adopté 419–204

    Pour = soutenir le renforcement de la défense européenne communeContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (13 pour)

    Rapport du Parlement européen sur l'avenir de la défense européenne (« Livre blanc ») : renforcer les capacités militaires communes et l'autonomie stratégique de l'Union. L'enjeu : jusqu'où intégrer la défense à l'échelle européenne plutôt que de la garder strictement nationale. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Politique de sécurité et de défense commune de l'UE (PE, 2025) Parlement européen

    Adopté 399–198

    Pour = approuver l'orientation de la politique de défense commune de l'UEContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (13 pour)

    Rapport annuel du Parlement européen sur la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l'Union. L'enjeu : le bilan et l'orientation de la coopération militaire européenne. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Programme pour l'industrie de défense européenne : EDIP (PE, 2025) Parlement européen

    Adopté 457–148

    Pour = financer une industrie de défense européenne communeContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (11 pour)

    Programme européen (EDIP) destiné à financer et coordonner la production d'armement au niveau de l'Union, dans le prolongement du plan « ReArm Europe ». L'enjeu : bâtir une base industrielle de défense européenne commune. Scrutin officiel →

Guerre en Ukraine

  • Partipourn'était pas en poste

    Soutien à l'Ukraine (2022) Assemblée nationale

    Adopté 303–1

    Pour = affirmer le soutien de la France à l'Ukraine et condamner l'invasion russeContre = refuser d'adopter cette résolution

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (30 pour)

    Résolution par laquelle l'Assemblée nationale affirme son soutien à l'Ukraine et condamne l'invasion menée par la Russie depuis février 2022. Une résolution exprime une position politique solennelle, mais sans portée juridique contraignante. L'enjeu : marquer le soutien de la France à un pays agressé et à la sécurité de l'Europe. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Facilité pour l'Ukraine : 50 milliards (2024) Parlement européen

    Adopté 536–40

    Pour = accorder à l'Ukraine 50 milliards d'euros d'aide européenne sur 2024-2027Contre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (7 pour)

    Crée la « facilité pour l'Ukraine » : un soutien financier de l'Union doté de 50 milliards d'euros sur 2024-2027 (prêts et subventions) pour le fonctionnement de l'État ukrainien, sa reconstruction et ses réformes. L'enjeu : assurer à l'Ukraine en guerre un financement européen pluriannuel et prévisible. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Soutien continu à l'Ukraine (2024) Parlement européen

    Adopté 495–137

    Pour = appeler à maintenir et renforcer le soutien de l'Union à l'UkraineContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (11 pour)

    Résolution appelant l'Union et les États membres à maintenir et renforcer leur soutien financier et militaire à l'Ukraine face à l'invasion russe. Une résolution exprime une position politique, sans portée juridiquement contraignante. L'enjeu : la constance et l'ampleur du soutien européen dans la durée. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Renforcement du soutien à l'Ukraine (2025) Assemblée nationale

    Adopté 288–54

    Pour = renforcer le soutien à l'Ukraine (avoirs russes gelés, adhésion à l'Union)Contre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (46 pour)

    Résolution appelant à renforcer le soutien à l'Ukraine, notamment en utilisant les avoirs russes gelés en Europe pour la financer, et à faciliter le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Comme toute résolution, elle exprime une position sans créer d'obligation juridique. L'enjeu : l'ampleur et les moyens du soutien européen à l'Ukraine dans la durée. Scrutin officiel →

Proche et Moyen-Orient

  • Particontren'était pas en poste

    Conflit israélo-palestinien : résolution « deux États » (2023) Assemblée nationale

    Rejeté 71–199

    Pour = adopter la résolution (solution à deux États, condamnation de la politique israélienne)Contre = rejeter la résolution

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : contre (1 contre)

    Résolution d'origine parlementaire, sans valeur contraignante, réaffirmant la nécessité d'une solution à deux États et condamnant la politique menée par l'État d'Israël envers les Palestiniens. Le texte employait le terme, très contesté, d'« apartheid ». L'enjeu : la position de la France sur le conflit israélo-palestinien. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Condamnation de la répression du régime iranien (2025) Assemblée nationale

    Adopté 105–0

    Pour = condamner la répression du régime iranien et soutenir le mouvement pour la libertéContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (16 pour)

    Résolution condamnant l'oppression imposée aux femmes iraniennes et la répression du régime de Téhéran, et réaffirmant le soutien de la France au mouvement pour la liberté en Iran. L'enjeu : la position de la France face au régime iranien. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Gaza : famine, otages et solution à deux États (PE, 2025) Parlement européen

    Adopté 305–151

    Pour = adopter la résolution (lutte contre la famine à Gaza, libération des otages, solution à deux États)Contre = rejeter la résolution

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (11 pour)

    Résolution du Parlement européen sur la guerre à Gaza : lutter contre la famine, obtenir la libération des otages détenus par le Hamas et avancer vers une solution à deux États. L'enjeu : la position de l'Union européenne sur la guerre entre Israël et le Hamas. Scrutin officiel →

Engagements militaires et autres conflits

  • Partipourn'était pas en poste

    Soutien à l'Arménie face à l'Azerbaïdjan (2022) Assemblée nationale

    Adopté 256–0

    Pour = exiger la fin de l'agression azerbaïdjanaise et soutenir l'ArménieContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (15 pour)

    Résolution (sans valeur juridique contraignante) exigeant la fin de l'agression de l'Azerbaïdjan contre l'Arménie et appelant à des sanctions. L'enjeu : le soutien de la France à l'Arménie dans le conflit du Haut-Karabakh. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Classer le groupe Wagner comme organisation terroriste (2023) Assemblée nationale

    Adopté 331–0

    Pour = demander le classement de Wagner comme organisation terroristeContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (14 pour)

    Résolution appelant la France et l'Union européenne à inscrire le groupe paramilitaire russe Wagner sur la liste des organisations terroristes, en raison de ses exactions en Afrique et en Ukraine. L'enjeu : la réponse à l'influence militaire russe. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Intervention militaire au Mali : opération Serval (2013) Assemblée nationale

    Adopté 342–0

    Pour = autoriser la prolongation de l'intervention militaire au MaliContre = s'y opposer

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Déclaration du Gouvernement (article 35 de la Constitution) autorisant la prolongation de l'intervention militaire française au Mali, lancée en janvier 2013 (opération Serval) pour stopper l'avancée de groupes jihadistes vers Bamako. L'enjeu : engager durablement l'armée française dans la lutte antiterroriste au Sahel. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Engagement des forces françaises en Irak contre Daech (2015) Assemblée nationale

    Adopté 488–1

    Pour = autoriser l'engagement des forces françaises en Irak contre DaechContre = s'y opposer

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Déclaration du Gouvernement (article 35) autorisant la prolongation de l'engagement des forces françaises en Irak au sein de la coalition internationale contre l'organisation État islamique (Daech). L'enjeu : la participation de la France à la guerre contre Daech. Scrutin officiel →

  • Non concerné

    Frappes aériennes en Syrie contre Daech (2015) Assemblée nationale

    Adopté 515–4

    Pour = autoriser les frappes françaises en Syrie contre DaechContre = s'y opposer

    Son parti n'avait pas de groupe à l'Assemblée sur cette législature : aucun décompte officiel de groupe n'existe pour ce scrutin.

    Autorisation de prolonger les frappes aériennes françaises au-dessus de la Syrie contre l'organisation État islamique, engagées à l'automne 2015 après les attentats. L'enjeu : étendre l'intervention anti-Daech au territoire syrien. Scrutin officiel →

Droits des femmes

  • Partipourn'était pas en poste

    Bioéthique : PMA pour toutes (2019) Assemblée nationale

    Adopté 359–114

    Pour = ouvrir la PMA aux couples de femmes et aux femmes seulesContre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (24 pour · 2 contre · 3 abst.)

    Ouvre la procréation médicalement assistée (PMA : les techniques médicales pour concevoir un enfant, comme l'insémination ou la fécondation in vitro) aux couples de femmes et aux femmes seules, alors qu'elle était réservée aux couples femme-homme, avec prise en charge par la Sécurité sociale. Le texte permet aussi aux enfants nés d'un don d'accéder, à leur majorité, à l'identité du donneur. L'enjeu : l'égalité d'accès à la parentalité, face à des débats éthiques sur la filiation et l'accès aux origines. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Renforcement des pénalités pour les entreprises ne respectant pas l'égalité salariale (2023) Assemblée nationale

    Rejeté 88–240

    Pour = augmenter les pénalités pour non-respect de l'égalité salarialeContre = rejeter cette hausse

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (11 pour)

    Amendement au budget rectificatif de la Sécurité sociale 2023 visant à augmenter la pénalité financière applicable aux entreprises qui ne respectent pas leurs objectifs de réduction des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes (index de l'égalité professionnelle). L'enjeu : renforcer la portée dissuasive de la sanction, mis en balance avec son impact sur les entreprises déjà engagées dans une démarche de correction. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Adhésion de l'UE à la Convention d'Istanbul (2023) Parlement européen

    Pour = approuver l'adhésion de l'Union à la Convention d'Istanbul (violences faites aux femmes)Contre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (7 pour)

    Approuve l'adhésion de l'Union à la Convention d'Istanbul, le traité du Conseil de l'Europe qui engage à prévenir et combattre les violences faites aux femmes et les violences domestiques (protection des victimes, poursuite des auteurs, prévention). L'enjeu : lier juridiquement l'Union à ce cadre, alors que plusieurs États membres refusent de le ratifier. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Accès des femmes aux responsabilités (parité, 2023) Assemblée nationale

    Adopté 59–6

    Pour = renforcer la parité aux postes de direction (entreprises, fonction publique)Contre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (4 pour)

    Renforce la place des femmes aux postes de direction : objectifs et obligations de parité dans l'encadrement supérieur des grandes entreprises et de la fonction publique. L'enjeu : accélérer l'égalité femmes-hommes aux responsabilités, la question débattue étant le recours aux quotas et le calendrier. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Renforcement de l'accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique (2023) Assemblée nationale

    Adopté 119–35

    Pour = renforcer l'accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publiqueContre = rejeter le texte

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (8 pour)

    Proposition de loi (texte de la commission mixte paritaire) visant à renforcer l'accès des femmes aux postes de direction et de responsabilité dans les trois versants de la fonction publique. L'enjeu : l'égalité professionnelle dans l'emploi public, la question débattue étant le rythme et les sanctions associées aux objectifs de nominations équilibrées. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Formation des magistrats aux violences intrafamiliales (2023) Assemblée nationale

    Adopté 96–1

    Pour = inscrire la formation des magistrats aux violences intrafamilialesContre = rejeter cet amendement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) : pour (1 pour)

    Amendement à la loi de programmation du ministère de la justice 2023-2027 visant à inscrire explicitement la prise en charge des violences intrafamiliales dans le champ de la formation des magistrats. L'enjeu : mieux outiller les juges face à ce contentieux spécifique. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Extension de la prise en charge de la contraception masculine (2023) Assemblée nationale

    Rejeté 14–38

    Pour = étendre la prise en charge à la contraception masculineContre = rejeter cette extension

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (2 pour)

    Amendement au budget de la Sécurité sociale 2024 visant à étendre la prise en charge à des méthodes de contraception masculine (thermique, notamment). L'enjeu : partager davantage la responsabilité contraceptive entre les partenaires, la question débattue étant le nombre restreint de méthodes disponibles et leur niveau de preuve scientifique. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Extension de la prise en charge des préservatifs internes (2023) Assemblée nationale

    Adopté 50–1

    Pour = étendre la prise en charge aux préservatifs internesContre = rejeter cette extension

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (2 pour)

    Amendement au budget de la Sécurité sociale 2024 visant à étendre la prise en charge aux préservatifs internes (dits féminins), jusque-là moins accessibles que les préservatifs externes. L'enjeu : élargir les moyens de prévention disponibles, notamment pour les personnes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas utiliser un préservatif externe. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    IVG dans la Constitution (Congrès, 2024) Congrès du Parlement

    Adopté 780–72

    Pour = inscrire dans la Constitution la liberté de recourir à l'avortement (IVG)Contre = s'y opposer

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (31 pour)

    Inscrit dans la Constitution la « liberté garantie » de la femme de recourir à l'avortement (IVG). L'avortement était déjà légal depuis la loi Veil de 1975 ; l'inscrire dans la Constitution le protège d'un retour en arrière, car modifier la Constitution suppose une très large majorité. L'enjeu : rendre ce droit beaucoup plus difficile à remettre en cause à l'avenir. La France est le premier pays au monde à l'avoir fait. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Droit à l'avortement dans la Charte de l'UE (2024) Parlement européen

    Adopté 336–163

    Pour = demander l'inscription du droit à l'avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l'UnionContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (4 pour)

    Résolution demandant d'inscrire le droit à l'avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union. Une résolution exprime une position politique : elle ne modifie pas elle-même les traités, ce qui exigerait l'accord unanime des États membres. L'enjeu : ériger l'accès à l'avortement en droit fondamental à l'échelle européenne. Scrutin officiel →

  • Partipourn'y siégeait pas

    Lutte contre les violences faites aux femmes (2024) Parlement européen

    Adopté 522–27

    Pour = adopter la directive de lutte contre les violences faites aux femmesContre = s'y opposer

    Son parti au Parlement européen : Délégation française du groupe S&D (Parti socialiste, Place publique) : pour (7 pour)

    Première directive européenne dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences domestiques : elle harmonise certaines infractions et sanctions (notamment les cyberviolences) et renforce la protection, l'accompagnement et l'accès à la justice des victimes dans toute l'Union. L'enjeu : un socle commun de protection, le débat ayant porté sur le périmètre des infractions harmonisées. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Inscription du consentement dans la définition pénale du viol (2025) Assemblée nationale

    Adopté 155–31

    Pour = inscrire l'absence de consentement dans la définition pénale du violContre = rejeter cette nouvelle définition

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (22 pour)

    Proposition de loi modifiant la définition pénale du viol et des agressions sexuelles pour y inscrire l'absence de consentement, la définition actuelle reposant sur la notion de violence, contrainte, menace ou surprise. L'enjeu : mieux qualifier juridiquement les situations de sidération ou d'emprise, la question débattue étant les conséquences pratiques pour la preuve et l'instruction des affaires. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Option d'imposition séparée pour les couples mariés ou pacsés (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 152–180

    Pour = créer une option d'imposition séparée pour les couples mariés ou pacsésContre = rejeter cette option

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (51 pour · 3 contre · 3 abst.)

    Amendement au budget 2026 créant une option d'imposition séparée des revenus pour les couples mariés ou pacsés, aujourd'hui imposés obligatoirement ensemble (foyer fiscal commun). L'enjeu : présenté par ses partisans comme un moyen de renforcer l'autonomie financière au sein du couple, mis en balance avec la simplicité du système actuel et ses effets sur le calcul d'autres prestations. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Extension de la prise en charge des protections périodiques réutilisables au-delà de 26 ans (2025) Assemblée nationale

    Adopté 49–30

    Pour = étudier l'extension de la prise en charge des protections périodiques au-delà de 26 ansContre = rejeter cette demande de rapport

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (21 pour · 2 abst.)

    Amendement au budget de la Sécurité sociale 2026 demandant un rapport sur l'extension, au-delà de 26 ans, de la prise en charge des protections périodiques réutilisables pour les personnes en situation de précarité. L'enjeu : lutter contre la précarité menstruelle au-delà des jeunes majeurs déjà couverts, la question débattue étant le coût pour l'Assurance maladie. Scrutin officiel →

  • Partipourn'était pas en poste

    Rétablissement de la prise en charge des protections périodiques réutilisables (2025) Assemblée nationale

    Rejeté 54–117

    Pour = rétablir la prise en charge des protections périodiques réutilisablesContre = rejeter ce rétablissement

    Son parti : groupe Socialistes et apparentés : pour (20 pour · 2 contre · 10 abst.)

    Amendement au budget de la Sécurité sociale 2026 visant à rétablir un article prévoyant la prise en charge des protections périodiques réutilisables pour les moins de 26 ans en situation de précarité, supprimé lors d'une étape antérieure de l'examen du texte. L'enjeu : la lutte contre la précarité menstruelle, mis en balance avec le coût pour l'Assurance maladie. Scrutin officiel →

Mandats (sources officielles, datés)

Programme

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